Farid with art critics to his left and his sister Salma and his wife Najwa to his right

"The journey of Lebanese painter Farid El Rayes to international acclaim saw a significant milestone in Geneva, particularly through his remarkable exhibition at Galerie Motte. This esteemed gallery, located at Glacis de Rive 21, Geneva, holds the distinct honor of introducing cosmopolitan modern artists to a wider audience."

"The collaboration between Farid and Madame Marguerite Motte proved to be a pivotal moment. Described as a "grand dame of art," Madame Motte's gallery is highly sought after in Geneva, known for attracting the best audiences and for its commitment to showcasing talented artists through selective exhibitions"

"His exhibition, which brought together Swiss, French, and Lebanese art enthusiasts, was a testament to the success of this partnership, cementing Farid's presence in the Helvetic art scene and marking a new chapter in his celebrated career."
Salwa D. Tohmé
Une présence libanaise en l'art pictural s'impose ces jours à Genève: l'exposition du peintre Farid Elrayes à la Galerie Motte. Un brillant vernissage réunissait grand monde, tant suisse, français que libanais. 40 tableaux - trois peinture mixte sur toile et 43 pastels faisaient l'admiration des nombreux invités et amateurs d'art.
La grande majorité des tableaux s'inspire des couleurs et paysages du pays, et ça se comprend. La nostalgie d'un village natal là-bas, au rebord de la montagne ou face à la mer, s'exprime par chacun à sa manière. Ici, on revoit avec des filtres évocateurs et caractéristiques, une luminosité, un orientalisme, un élan spontané, bref, tout un parcours coloré du terroir: "Paysage d'autrefois", "Le Jardin", "Méditation", "Calligraphie orientale", "Paysage aux fées", "Le Ruisseau", etc...
Il est inutile de présenter Farid Elrayes. Issu d'une famille d'artistes, il a le don pictural à la naissance.
Diplômé ingénieur de l'Université Américaine de Beyrouth en 1959, il s'envole vers Paris réaliser son hobby, et pendant deux ans fréquente l'École des Beaux-Arts et l'Académie de la Chaumière. Tout au long de sa carrière d'ingénieur, il développe discrètement le pictural, mais ne pense à exposer à l'Alumni Club - qu'en 1987. Et voilà cet "exilé" par la force des événements, catapulté d'un coup dans une exposition à Genève qui remporte un vif succès.
Nazih Khater, notre critique d'art, et ami, écrit dans sa préface « C'est une peinture des structures élémentaires, de celles acquises à force de gommage... jeux subtils de la couleur qui sont les notations lyriques d'un discours plastique contenu et maîtrisé...
En quête d'un paradis promis aux êtres méritants, Farid Elrayes traite son paysage en univers clos, aux mesures de cette volupté d'éternité, paysage provoqué par trop de désir et par une intense volonté de couleurs...»
J'ajoute à ces belles phrases élogieuses, d'autres tout aussi flatteuses, et toujours en préface, de Monique-Priscille Druey, critique d'art à la Tribune de Genève «... Des paysages pour méditer, à l'exemple des miniatures persanes...
Les pastels de Farid Elrayes représentent des sites idylliques où abondent la végétation et une clarté solaire diffuse... Le caractère édénique de ses paysages s'impose comme un rêve de bonheur...»
Et pour clore cette présence libanaise en terre Helvétique, une mention spéciale, à l'adresse de Mme Marguerite Motte, dont la Galerie, très prisée à Genève, attire le meilleur public. Cette grande dame de l'art a le mérite de faire connaître, à travers les diverses expositions sélectives, des artistes de talent.
La Revue du Liban, 4/06/1988
André Aug E. Balmer
Critique d'art français, 1988
La Galerie Motte, Glacis de Rive 21, à Genève, a le grand mérite de nous faire connaître des artistes cosmopolites modernes. Son choix s'est porté cette fois sur le peintre libanais Farid Elrayes, de formation scientifique et artistique, puisque diplômé (ingénieur) de l'Université Américaine de Beyrouth il a également suivi les cours de l'École des Beaux-Arts de la Grande Chaumière à Paris.
On constate d'emblée chez ce maître du pinceau, issu d'une famille d'artistes, dont nous avons eu le plaisir de faire la connaissance lors de l'aisance du vernissage à marier des couleurs délicates à une écriture très mouvante qui suggère plutôt que d'imposer.
On sent aussi la tradition picturale islamique qui se veut très graphique juxtaposée à la culture occidentale qui lui permet d'introduire la représentation d'êtres vivants qu'interdit l'image coranique.
L'élan plastique est à la fois parent des arabesques sinueuses et des miniatures persanes. Mais en plus du dessin statique s'ajoute l'approche d'une méditation plus profonde. Les titres en sont d'ailleurs caractéristiques: «Révélation», «Harmonies», «Signes» etc.
L'observateur est transporté dans un jardin de l'Eden sui generis qui est ni avant ni après la chute. On plonge aussi dans une sorte de «Voie lactée» où le divin a un dénominateur commun à tous les mortels.